mercredi 26 novembre 2008

Montreuil: article extrait de "Télérama"


LE FIL LIVRES - Le Salon du livre jeunesse de Montreuil (93), qui s'ouvre demain, a cette année pour thème "Peurs et frissons". Car la peur, c'est excitant ! Surtout en couleurs dans les albums pour enfants, avec tous ces mots pour l'apprivoiser. Des récits populaires d'antan aux albums modernes, retour sur quelques beaux frousses.
Au firmament de la peur et des récits populaires, depuis la nuit des temps, scintille l'être le plus extravagant qui se puisse rencontrer, Jean sans Peur, le plus flamboyant de tous les flambeurs. Le roi des menteurs ou un maître de sagesse ? Qui sait ! Tandis qu'un peu partout autour de lui ils sont innombrables et de toutes les espèces, les héros, grands et petits, occupés à faire le tour de leurs peurs comme on fait le tour du monde, l'inoxydable Jean sans Peur n'en finit pas, lui, de supplier tout ce qu'il croise (fantômes, revenants, guerriers, diable, cadavres, membres sanguinolents, ossements...) de lui apprendre la peur, ce frisson qu'il ne connaît pas et voudrait tellement expérimenter, sinon incorporer, comme s'il s'agissait d'une nourriture. Magnifié par les frères Grimm, ce Jean sans Peur (1) est une célébrité dans l'univers des contes. Mille pays l'ont adopté, Inde comprise. On le connaît aussi sous le nom de « Culotte-Verte ». C'est l'histoire abra­cadabrantesque d'un jeune homme en âge de se marier qui se met un jour en chemin pour apprendre « le tremblement », oui, le tremblement, c'est-à-dire l'art délicieusement paniquant de la trouille sans lequel il estime qu'il ne deviendra jamais un homme. A rebours - le fait est remarquable - d'une croyance immémoriale selon laquelle la trouille serait l'affaire des filles ou des femmes. Jamais celle des garçons ni des hommes. Les aventures les plus terrifiantes surviennent sans que jamais Jean sans Peur ne trouve ce qu'il cherche. Et ce qu'il finit par expérimenter - on ne le dira pas ici - ne ressemble en rien à ce qu'il nous a fait imaginer. La peur n'a pas toujours le visage de la peur. Quelquefois, elle n'est que de la surprise qu'il suffit d'accueillir pour donner à sa vie élan et couleur. On en viendrait presque à s'en tenir à l'éloge de cette bien trop aimable passion de l'âme. Mais ce Jean sans Peur nous a-t-il tout avoué quant aux mobiles qui l'animent ? Evidemment non ! Jamais il ne décrit cette chose qu'il désire et qu'il appelle la peur. Il respecte en cela la loi du conte, sa convention qui est de taire l'objet réel qu'il poursuit, de camoufler la vraie nature des affects qu'il inspire à ses personnages : solitude, sexualité, mort, angoisses existentielles, castration, inceste, cannibalisme... Sur ces divers chapitres, avec sa Psychanalyse des contes de fées (1976), Bruno Bettelheim nous a suffisamment ouvert les yeux, les oreilles et l'esprit. Le conte dissimule, il masque, il transpose. Ainsi la Belle a-t-elle jamais parlé de ce dé­licieux état d'excitation dans lequel la plonge, chaque soir, la visite im­minente de la Bête ? Non ! Il faut aller vers la modernité pour que les mots de la peur se précisent ou se déshabillent. Que s'ouvre la boîte à fantasmes. Et que tourne encore et encore le manège des peurs. Toujours un peu les mêmes. Jamais vraiment semblables. Mais sûrement de plus en plus bavardes.

Illustration de Marc Boutavant pour Télérama
Choses qui font peur est un objet avant d'être un livre. Du rouge, beaucoup de rouge, rouge sang, rouge vie, rouge peur, des pages qui s'ouvrent et se déplient, découvrant ou faisant surgir un univers à la fois surréaliste et familier, habité - ou plutôt hanté - par une petite fille immense et rêveuse dont on finit par se demander si elle n'orchestrerait pas elle-même le théâtre de ses peurs intimes pour mieux fouetter celles du lecteur. Des trous avec des souterrains infinis, les rats qui galopent dans les trous et finissent par en sortir, l'intérieur de la peau dont on se demande s'il est noir ou lumineux, la dent qui menace de tomber, les acariens, sauter dans le vide, aller en prison avec ou sans ses parents, l'orage, les ofnis (objets flottants non identifiés), le tableau noir à l'école, l'orthographe, écrire par exemple hippocampe, confondre le jour et la nuit, « devenir fou, toc toc, zinzin, être orphelin »... Ouf, se dit-on, une fois la liste engloutie et le livre refermé. On a eu chaud.
Choses qui font peur (éd. Autrement) date de deux ans. Ecrit par Bruno Gibert, illustré par Pierre Mornet, ce livre fait chanter la peur autrement. Certes avec des mots nouveaux, mais avec le souci de rattacher ces mots nouveaux aux mots anciens. Sans rupture. Par nécessité. Probablement parce que d'hier à maintenant la contrainte ne change guère. Livrée à elle seule, sans filet, la peur devient folle, sauvage. Mise en mots, elle trouve sa maison. Eviter qu'elle ne batte la campagne, sans but, sans forme identifiable ; la contenir, lui donner une enveloppe, la mettre en langage, la mastiquer, lui flanquer des yeux de loup, des mains de géant ou des cornes par-dessus ses oreilles, tels sont les principaux tracas des mythes, légendes, contes, comptines, livres et autres racontages. Si on la laissait faire comme elle veut, la peur exigerait qu'on se taise, c'est pourquoi il faut ouvrir la bouche. Freud, qui le savait mieux que personne, reprend et commente dans Leçons d'introduction à la psychanalyse l'anecdote suivante. Dans le noir, un petit garçon demande à sa tante de continuer à lui parler. La tante s'étonne de ce que le petit garçon veuille l'entendre alors qu'il ne la voit pas. Le petit garçon répond : « Quand quelqu'un parle, il fait plus clair. » Voir clair dans le noir, ce pourrait être, depuis toujours, le but de la manoeuvre.
Tout le mal ne vient pas de lui, mais ce mot latin, pavor, mérite tout de même qu'on lui ouvre la ventraille. Tous les dictionnaires sérieux le disent, pavor, du verbe pavere, donne le mot peur. Pavor désigne aussi une déesse, celle de la Peur justement. Il donne également épouvante, épave, impavide. Panique n'est pas très loin de là. Panique qui vient de Pan, le dieu cornu joueur de flûte, flûte avec laquelle on joue certaine musique qui alerte les bergers autant qu'elle fait fuir les loups. Pavor, nous dit-on, a partie liée avec pax, la paix. Poursuivons... Stress, un mot anglais associé à la peur, vient du vieux français destrece, qui vient du latin districtus, étroit, comme angus qui a donné angoisse, angine. Avec stress comme avec angoisse, il est question d'emprunter, la peur au ventre, un passage étroit, comme s'appliquent à le faire quasiment tous les héros des contes, puisque la peur est l'expérience même du passage. L'épreuve et le lieu du grandissement du petit garçon comme de la petite fille. L'histoire ne nous dit jamais qu'ils ont la frousse, nos héros de papier, la frousse, la trouille ou la pétoche (2), trois mots trébuchant comme des onomatopées qui évoquent les gargouillis intestinaux, la chiasse en d'autres termes. Ajoutons à ce festin langagier pavor nocturnus, les terreurs nocturnes, et nous touchons au comble de la peur, la peur de la peur, la pire d'entre toutes, parce que la plus difficile à nommer.
Encore que... « Autrefois, il y avait un cauchemar dans mon placard, dit le petit personnage de l'auteur-illustrateur américain Mercer Mayer (Il y a un cauchemar dans mon placard, éd. Gallimard), aussi, avant d'aller dormir, je fermais soigneusement la porte. Cependant, j'avais encore peur de me retourner et de regarder... Une nuit, j'ai décidé de me débarrasser, une fois pour toutes, de mon cauchemar... » Avec une carabine, l'enfant tire sur son cauchemar qui se met à pleurer. « Alors, je le pris par la main et je l'installai dans le lit... Je suppose qu'il y a un autre cauchemar dans le placard, mais mon lit est vraiment trop petit pour trois... » Edité aux Etats-Unis en 1968, très imprégné du progressisme des années 60, tant visuel que littéraire ou pédagogique, Il y a un cauchemar dans mon placard a fait le tour du monde.
Quarante ans plus tard, changement total de décor et de peur, avec la sortie cet automne de Mao et moi, le petit garde rouge (éd. L'Ecole des loisirs), écrit et illustré par le peintre Chen Jiang Hong, lui-même ex-petit garde rouge, aujourd'hui installé en France. Cette fois, la peur change de nature. Plus de psychologie tourmentée. Plus de phobies familières. Plus de troubles obsessionnels. Plus de légende non plus. Mais le fracas de la grande histoire quand il traverse et renverse, comme une table, la vie des gens qui n'ont rien demandé. Mao et moi raconte l'histoire de la famille de Chen un peu avant, pendant et un peu après la Révolution culturelle. Du papier de riz, de l'encre de Chine, de l'aquarelle, des personnages qui tremblent comme s'ils étaient vivants, des lumières qui éclairent pour de vrai l'intérieur des maisons, des sentiments tangibles, des mots qui vont leur chemin sans se presser... Ici, la peur ne vient pas de la maison, ni des parents, ni de l'intérieur de la tête. Elle vient du dehors, du monde, de la brutalité politique, de l'arbitraire, de la sauvagerie des pouvoirs et de leurs séides. Ce que voit le narrateur du haut de sa petite taille ? Madame Liu, la voisine du dessus, qui a dû se confesser en public et qu'on ne reverra plus jamais ; le père, envoyé dans un camp de rééducation politique ; les poules de la grand-mère massacrées sur ordre de la responsable du quartier... C'est autre chose que Jean sans Peur, peut-être un ailleurs de la peur, mais toujours une seule et même question rebattue. Comment permettre à l'être humain d'accéder à son humanité ? La peur, quand elle parle, n'a pas d'autre ferveur.
.
Daniel Conrod
Télérama n° 3071
(1) Le titre du conte en anglais est plus explicite, The Youth who wanted to learn what fear is (« Le Jeune Homme qui voulait apprendre ce qu'est la peur »).
(2) Lire à ce sujet le savoureux article du psychanalyste Henri de Caevel, « Peurs et terreurs d'enfance », dans La lettre de l'enfance et de l'adolescence (revue du Grape), n° 56, 2004.A savoirSalon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, du mercredi 26 novembre au lundi 1er décembre 2008, 128, rue de Paris à Montreuil-sous-Bois.http://www.salon-livre-presse-jeunesse.net/

samedi 15 novembre 2008

Pas d'éthique, juste pathétique.

pathétique et ... et... et...je n'ai pu résister

le ciel du Nord est trop gris ce matin
"... si bas qu'un canard s'est pendu"
et le soir aussi donc la suite du massacre ici:

Après ça plus rien ne sera comme avant

vendredi 14 novembre 2008

Buster Keaton


Buster Keaton Steamboat Bill Junior (1928)
envoyé par antoomail
Avec ou sans Pink Floyd, il faut revoir Buster Keaton, ça reste une gestuelle et une technique extraordinaires.

CRABFU



Après Paul Rand se resservir un café et déguster.
Dans une version du demi frère de Wall E qui n'a pas eut de chance dans la vie... now ladies and gentlemen... CRABFU'

Paul Rand



Petit bonheur du matin avec le café et le croissant.
Bon ap.
(et merci à Denis R. toujours prompt à me surprendre dans ses goûts éclectiques!)

jeudi 13 novembre 2008

BANKSY



Archi connu mais petite piqüre de rappel quand même, le site du tagueur fou "Banksy", cliquer sur le titre pour y accéder.
... Et ne pas rater le petit film, je n'en dis pas plus.

mardi 11 novembre 2008

Enfin "photoshop pour les nuls" est sorti



Dois-je vous dire que j'adore?
pour plus d'infos sur la chose et sa taille cliquer sur le titre.

dimanche 26 octobre 2008

Livre: une photocopieuse, en mieux!

pour les graphistes et pour les illustrateurs, aussi, vu sur http://speculoosbook.blogspot.com/, un livre en sept minutes...

samedi 25 octobre 2008

Lephauste: petit bonheur.

"Ennemi pudique n° 1
J'ai fait partie de ces adolescents attardés, qui un jour, se trouvant par "hasard" dans le rayon lingerie des nouvelles galeries, rue Moyenne à Bourges, ont fini par faucher la sueur au front, "l'instinct de mort" de jacques Mesrines, dans le rayon brun. Je faisais partie de ce qui n'existait pas et pourtant je le savais, le destin me fouaillait aux burnes la jeunesse sanguinaire d'une révolte magnifique. Dans le plus insignifiant de mes spermatozoïdes végétait un Makhno, un Emiliano, un Ilitch, un tueur que les séries n'avaient pas encore laminé comme une feuille de papier à rouler les joints de syphon. Je puais et c'était ça qui me faisait sentir comme les chiens que la mélancolie traque quand il n'ont pas atteint leurs objectifs de morsures meurtrières. je mordais pourtant. Mes pauvres parents en tout premiers, eux que le système saignait déjà plus qu'à satiété et qui ne se rebellaient pour finir que contre leurs propres enfants. Les petits, c'est tendre. Je mordais jusqu'à ce que mort s'en suive et si d'aventure des rêves meurtriers vous hantent, ne vous y fiez pas, tuer n'est pas si simple, la peau résiste. Il faut un peu insister. Je ne savais pas alors que j'étais un petit bourgeois de merrrrrrrrrdre et que ce que je voulais c'était la mort de ma propre peau d'abrutis; cette peau trouée au cathéters, qui fait croire aux filles que le prince charmant si il ne chevauche pas un varan de Comodo n'est qu'un "petit prince de mes deux" (Renaud, je cite) : Alors d'un coup de clef à molette bien placé entre les deux yeux, Stéphane Boucherat fracasse la tête du petit prince de mes deux ... Faut pas faire chier stéphane Boucherat, quand il répare sa libidinette. Je ne savais pas alors que les syllabes finissent par faire des mots et que de ces mots naissent les pires maux qui soient. Les maux d'amour qu'on crache comme ses dents, tant qu'il en reste. Il en reste, autant que de Gardien. J'allais à Bourges en stop, c'était l'époque juste avant qu'à la porte de Clignancourt, Mesrines au bout de je ne sais trop quel chemin de légende cinématographique se fasse proprement dénervé par une armée de suceurs de bite en uniforme. C'était, pour ceux qui en rêvent, une époque bien dégueulasse, continuez à nous rêver, c'est toujours ça de pris sur la retraite. Pompidou avait passé, sa gauloise aux lèvres, avec madame dans la tubulure et Giscard nous cirait le mange-disque, fort heureux de nous savoir si révoltés. Un signe fort pour la démocratie, la révolte ! Je niquais fort, plus, bien évidement plus que je ne forniquais et ce bouquin me faisait l'effet que tuer était aussi simple, comme de s'observer dans le miroir où la buée de la toilette du matin vous fait disparaître dans la crasse supposée des enfants de Mai. Enfin libre de ne plus bêler au cul de ce fantoche de Bendit. Enfin libre de tout rater sans qu'on vienne vous emberlusconner pour un jingle mal placé. Faut dire, je ratais avec talent, enfin libre d'avoir à produire des résultats dont on voit à présent la quintessence. Je tuais donc. Tout ce qui aurait pu me faire passer pour quelque chose ayant trait à l'avenir, je tuais. Je tuais le temps, j'avoue c'est pauvre en matière d'holocauste mais tuer le temps n'est-il pas le meilleur moyen de nous débarrasser de l'envie de durer; la pire des envies quand elle ne s'appuie que sur la béquille consommante. ce qui est du plus pur ridicule puisque on ne tue bien que le ventre creux. Faut croire que les flics sont assez mal payés ou que les tueurs, les vrais, les ordures patentées, ont pris leur carte à l'UMP.
J'étais de ces enfants de la balle, de la balle perdue. Mais pudique, Ô combien pudique ! Nous étions si peu que nous n'étions personne. Ulysse en somme."
...
extrait de Lephauste sur http://humeurnoirte.hautetfort.com/ à lire plus que du coin de l'oeil.

Sharky!


merci à Ju
Air Art from flip on Vimeo.

vendredi 24 octobre 2008

Le complexe du kiwi ou du pigment, selon...

... Du coup j'ai regardé le hors série sur Gainsbourg, apprécié l'article-interview de Bayon... c'est fou ce que ce type (Bayon) a un ego sur-dimensionné... Il est bien!... Mais quand on imagine qu'il a approché le "Serge", lui 29 ans et l'autre 53 ans, je me dis quelle chance, mais aussi quel gâchis, car à présent il a l'âge du bonhomme et avec le cynisme du recul il brise (un peu trop) l'icône oubliant trop tôt que l'autre, au sien, était au sommet d'un long chemin, d'une longue errance parmi les sons , les mélodies et les mots.
Le regardeur et le regardé
Le voyeur de l'autre
et l'autre, regardé, vivant sa propre déchéance physique de l'intérieur, continuant d'avoir quelques fulgurances, secousses électriques entre les bulles d'alcool de ses paradis "arty-fils-ciel"...
Paroles chamaniques, mariages énigmatiques de maux et de mots, incapable de revenir parmi ces pauvres vivants de la réalité quotidienne... continuant d'être le passeur de ces pensées aphoriques et fragmentaires à même de les comprendre sur le moment et fuyant vers les suivantes...
cuivre d'idées,
conducteur de courant de pensées,
sourd aux bons usages du quotidien
courant éclectique de mélopées et de phrases sur la bande passante,
ondes FM bientôt sur le dancing-floor des soirées Parisiennes.
Lui laissera une trace,
l'autre sera (juste) bon à montrer où se trouve la route, le chemin, la trace.
Bayon écrit bien, il a la musique dans ses mots.
Mais il n'a pas l'air qui va avec...
Dommage!
Du reste, je continue de le lire
dans ses délires,
pareil à Gainsbarre à présent,
mais il a un côté "avion sans ailes",
oiseau ne pouvant voler,
ce que j'appellerais le "complexe du kiwi"...
l'oiseau, pas le fruit, vous l'aurez compris.
Éternel problème du critique et de l'esthète, incapable de création excepté dans cet espèce de reproche perpétuel de ces choses qu'il ne peut créer, faire ou assumer de l'intérieur.
Prêt à encenser ou à brûler...
L'encens brûle aussi, non!?

dimanche 19 octobre 2008

mercredi 15 octobre 2008

Petit bonheur du matin.



Untitled from mudlevel on Vimeo.

Grand merci à Julien pour cette découverte.

Première graphisme: les petits papiers.





En dehors du travail de fusain, celui-ci sera à terminer, en classe, lundi prochain.
J'insiste sur l'aspect "hyper-réaliste" du rendu, l'illusion doit être parfaite!
Bonne chance!

Les biscottes: première graphisme.


... Pour rappel ce travail est à présenter lundi prochain, dernier délai: pondération du tout.
(Les absents...).

Stéphane de Longrée








... Ce que vous avez raté, et c'est bien dommage!


dimanche 5 octobre 2008

Lookatmekid

Je vous livre l'adresse de ce nouveau site avec le texte de présentation tel que je l'ai reçu ce matin, certains d'entre vous connaissent bien sûr Marion et Ismaël,
bonne visite!
"Vite Vite ViteSi vous ne voulez pas que vos amis vous montrent du doigt et vous traitent de ringard. Si vous ne voulez pas que vos dents tombent instantanément. Si vous ne voulez pas avoir des mains en laines. Faites preuve de courage et d'audace et ALLEZ VOIR Là : http://lookatmekid.org"

samedi 4 octobre 2008

fusain




en ce début d'année on va reprendre le travail d'archivage de travaux en cours et autres, ici trois fusains de Nouchine Alioucha qui signe élégamment d'une croix... Quand on sait dessiner on doit encore apprendre à écrire!
(fin d'année 2007-2008)

mercredi 1 octobre 2008

"vietnam... ou la guerre des médias"

"Documentaire de Patrick Barbéris (France, 2008). 90 mn. Inédit.

On le savait déjà mais son dernier film l'atteste de belle manière, Patrick Barbéris est un documentariste solide qui dispose d'un indéniable savoir-faire dans l'utilisation des archives. Son dernier opus, Vietnam, la trahison des médias, ne révolutionne certes pas les connaissances sur le rôle des médias durant la guerre du Vietnam mais il en offre une vision claire et synthétique. Barbéris circonscrit son analyse à l'offensive du Têt, en janvier 1968, qui marque un véritable tournant de la guerre en transportant les combats des campagnes du nord vers les grandes villes du sud. Avec l'appui de nombreux témoignages de journalistes et de responsables militaires, il décrit avec acuité comment, en s'installant dans les villes, la guerre changea de paysages, de visages et donc d'image. L'impact visuel des combats urbains avec son lot de maisons dévastées, de soldats harcelés par des ennemis invisibles, de civils pris entre deux feux, fut énorme. Le conflit gagna en densité et en dramatique. Une « sale » guerre s'installait dans les salons US, et les Américains commencèrent à douter.

La grande habileté du documentaire est de s'appuyer presque entièrement sur des images que les téléspectateurs ont pu voir à l'époque. Quarante ans plus tard, on est toujours sidéré de constater que cette guerre a pu, en dépit de certaines censures, être couverte au plus près de la réalité. A des années-lumière de l'information contrôlée, aseptisée, désincarnée qui prévaut dans les conflits actuels. Mais voilà, les militaires comprirent très vite qu'au Vietnam ils avaient sous-estimé la capacité des médias à modeler l'image que l'opinion publique se faisait d'une guerre. Ils en tirèrent toutes les leçons. C'est ce que raconte la dernière partie de ce documentaire avec des témoignages aussi passionnants qu'instructifs.

Olivier Milot in télérama"
...ce soir sur arte de 21h. à 22h.30

vendredi 11 juillet 2008

animation et praxinoscope (CLIC)

à tout seigneur tout honneur, il y a de cela quelques années, Gilles Robinet, étudiant en "image numérique, avait fait un praxinoscope (extraordinaire!), une sorte d'arbalète à image, composée d'objectif de projecteur dias, de moteur et de mollettes où les 36 vues d'un film 24/36 montraient une fille tournant sur elle même.
J'ai retrouvé dernièrement les films qu'il m'avait prêté afin d'en faire une copie d'archive (ils sont toujours à sa disposition)...et en scanant le tout voici ce que ça donnait en projection.

dimanche 15 juin 2008

trajet

Tout comme pour le travail précédent même remarque

merci.

Valentine Grolet, 1ère graphisme

travail sur le trajet

Mélanie Grégoire, 1ère graphisme, travail sur le trajet de la maison à l'école, petit (grand) bonheur pour lequel enseigner est un plaisir.
Alain Van Caulaert se joint à moi pour cette remarque.

dimanche 1 juin 2008

Marion, Cosima et Ismaël


pendant l'année ils prennent la pose
mais ils travaillent
en fin d'année
ils travaillent toujours
et ils s'affichent
Marion, Cosima et Ismaël joueront SIOUX au théâtre MARNI à la mi juin
allez y! c'est payant...visuellement

vollis simpson



merci Ju

sculpture


Ampuero Raphaël (3ème Illu.), cours de sculpture à option de T. Chotteau
projet du deuxième trimestre
installation en paille et plâtre

mercredi 21 mai 2008

Travail sur le trajet, le parcours, l'itinéraire


Réalisation d'une mappemonde de mémoire
différents lieus à travers le monde sont demandés(France, Argentine, Madagascar, Malaysie, mers, Océans, îles, etc.)
différentes formes de pays, isolés des autres, sont demandées
France, Italie, Cameroun, Congo, ...
références au moteur de recherche google hearth , à l'actualité, à la mémoire individuelle et collective,...

ceci n'est pas à faire, ce n'est qu'un exemple.
.........................................................................
Toujours à partir de la mémoire, description littéraire du trajet de chacun -
-de sa maison au kot (longs trajets)
-du kot à l'école
-de la maison à l'école
..en tenant compte d'une ligne de temps, d'incidents de parcours, d'anecdotes de rencontre, de lieus où l'on s'arrête pour un sandwich ou un croissant, d'une école buissonière éventuellement
Fils du tram, marques au sol...passages cloutés, différence de revêtements, plaques d'égout,
dans les rues; les noms, les numéros,les panneaux routiers, publicitaires
description graphique du parcours littéraire (format libre, croquis couleur, en tenant compte d'une orientation Nord/Sud
.........................................................................
Planche contact de 36 vues depuis le départ jusquà l'école ou au kot.
-creusement de la surface (les portes cochères, les rues transversales,...)
-intégration du public dans le travail
-variation N.B., couleur, monde/désert,
-début (start), développement du trajet, arrivée(finish).

............................................................................

rappel de différents parcours; le labyrinthe, les différents damiers(échecs, dames, go, ...), le jeu de l'oie, la marelle, le monopoly...


références;
William Klein..pour les planches contact
Lee Fiedlander...l'espace urbain et les autoportraits
Robert Frank...signalétique et urbain
Christo (1987)...fences, îles emballées à Miami
le dessus des cartes, catalogue I.S.E.L.P.
Docteur Clock's (redstone)
Jeux de société
google hearth

l'étudiant remettra (en tenant compte des développements au cours et des informations bibliographiques)
une planche contact cohérente de maximum 36 photos retraçant le parcours du domicile à l'école ou au kot).
un travail de format minimum A3, 2D ou 3D
technique mixte et en couleur
le travail comportera une réflexion sur la signalétique dans la ville (et/ou de la campagne) tant aux sols qu'aux murs et dans l'espace urbain en général
le travail peut se présenter sous la forme, d'un jeu, d'une sculpture, d'un film ou d'un montage photo, vidéo ou son.
Les dérivés éventuels sous la forme d' affiche ou de folder

samedi 3 mai 2008

à propos d'énergie douce

P. Starck

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080429/tsc-italie-france-energie-environnement-c2ff8aa.html

samedi 12 avril 2008

Van dyck

pour plus de détails...cliquez sur Van Dyck dans les liens

lundi 7 avril 2008

m o b i l e s

MOBILES

...énergies douces
...énergies renouvelables
travail sur et autour du vent
« le mobile »
mobile dans tous ses états, allant du cerf volant en passant par le ventilateur, les mats de cocagne, à girouette
qu'est ce qui fait penser au vent?




moyens techniques;
technique mixte
travail (éventuel mais non obligatoire) de récupération
bambou, fil, fil de fer, tiges de métal
qualité des liens, des voilures, des charnières.
penser au contre poids, la matière, la texture, la(les) couleur(s).
qualité de l'équilibre et du mouvement
le son (du vent) peut intervenir dans la finalisation du projet

dimensions, impératifs et critères de conception.
Dans un premier temps:
l'objet fera entre 1m. et 2,5m.de haut et/ou d'envergure
qualité de l'équilibre et du mouvement.
qualité des liens, des voilures, des charnières.
Penser à utiliser les restes de l'exercice sur "l'habitat"
La couleur et le son dans la mesure ou ceux-ci interviennent
dans un second temps:
prise en photo du document(une planche contact de 36 à 50 vues).
Mise en place de la stratégie d'affichage et de sa conception.

finalisation;
(voir point précédent).
l'objet sera susceptible d'être mis en situation dans les jardins de St Luc et tenu de fonctionner!
le travail sera décliné plus tard, à partir des photos de l'objet mis en situation, en affiche, folders ou (petit) film (penser abri bus, rues, etc.) pour une campagne de sensibilisation à l'énergie douce.
Le slogan est à trouver en rapport avec son propre projet
Il est possible de fonctionner (ou de penser)à partir d'objets mis dans la ville(songer aux « hélices » le long du canal).

sources bibliographiques;
Calder(mobiles et stabiles).
christo(fences dans la prairie Californienne, rideaux à central park, etc.)
tinguely(sculptures mobiles à moteur,...)
jouets Africains.
cerf volant avec filaments ou papiers, éoliennes, manches à air, hélices d'enfant, pipes à eau, ...les mots trouvés en classe lors du briefing.

mardi 1 avril 2008

massacre à la tronçonneuse



et c'est sur ce blog là, bourré de petites trouvailles pas piquées des hannetons

http://www.fluctuat.net/blog/

vendredi 28 mars 2008

"los muertos"

... pour signaler un film qui passera ce mercredi sur Arte à 22h.45' les uns mettrons trois "x" et les autres cinq étoiles, je suis de ceux là....pour donner une piste nous sommes dans les premiers Terence Malick (Badland et The thin red line) au niveau de la substance
à vos caméscopes
http://archive.filmdeculte.com/film/film.php?id=889">

jeudi 13 mars 2008

Fontaine d'Isamu Noguchi



fontaine d'Isamu Noguchi dans le musée éponyme à New York

mardi 11 mars 2008

couleur

travail sur double complémentaire et jeu de mot autour d'un animal et d'une fonction.
1ere année de graphisme 2005-2006

anamorphose

anamorphose, 1ere graphisme
"Peur du Monstre"
fin d'année 2005-2006

lundi 10 mars 2008

collage



Tondeur Bruno, 3eme illu.,
travail de collage papiers.

jeudi 28 février 2008

monotype sur planche encrée


3eme Illustration
monotype sur planche encrée; sur le même principe que le papier carbonne on encre une planche en bois et le dessin final sera au verso de la feuille.
Avantages pour l'introduction à la gravure, au monotype et possibilité de plusieurs couleurs (avec autant de planches comme en lithographie)

jeudi 21 février 2008

fusain

Conchin Alioucha (1ere Illustration), travail de fusain, format A3.
Dans un premier temps, la feuille est noircie sur sa moitié et ensuite le travail se poursuit entièrement aux doigts et à la gomme sans utilisation du médium, dans ce cas ci le noir était dans la moitié supérieure de la page.
On apprend ainsi à hiérarchiser les doigts et la paume(tranchant et mont de vénus), de même qu'à se servir des deux mains comme en sculpture ou en modelage, le fusain se rapproche en effet très fort de la 3d.

papiers


Busnel Mélanie (troisième illustration) travail en papier découpé, 19.02.08.

mercredi 20 février 2008

samedi 16 février 2008

Plossu, photographe.

à lire...
(article dans "télérama" du 13.02.'08)

mercredi 13 février 2008

L'habitat rêvé

L'habitat rêvé

utopique
précaire
écologique
travail autour de l'éphémère

moyens techniques

technique mixte
dans un premier temps faire sécher des fruits et légumes et végétaux divers découpés en fines tranches (couteau économe)
ex.; tomates, concombres, caramboles, agrumes, pommes,fleurs, etc.
les liens et les colles employés ultérieurement seront impérativement naturels
ex.: blanc d'oeuf, jus d'ail, farine et eau, fils de soie, jute, raphia, ...
(éventuellement colle à bois).
Concevoir une habitation, (penser à Robinson Crusoë sur l'île déserte devant faire avec les moyens du bords); c'est d'abord un abri, mais aussi un objet qui requiert des pièces dévolues à certaines fonctions (chambre, salon, cuisine, salle de bain, etc.)
dimensions, impératifs et critères de conception.

Dans un premier temps:
Imaginer en dessin le projet, penser avec le crayon.
l'objet fera entre 50 cm. et 60m.de haut et/ou d'envergure
qualité de l'équilibre et du mouvement.
Qualité des liens, des voilures, des charnières.
La couleur et le son dans la mesure ou ceux-ci interviennent

dans un second temps:
prise en photo de l'habitat(une planche contact de 36 à 50 vues).
Il serait intéressant d'avoir des clichés en cours de réalisation

dans un troisième temps:
à partir de « caches dias », faire cinq compositions de trois à
quatre fruits et légumes

finalisation;
(voir point précédent).
l'objet sera susceptible d'être mis en situation dans un jardin ou en milieu naturel et être photographié
le travail peut aussi être filmé.(penser à filmer à l'intérieur en travelingue)
dans la mesure du possible faire « oublier » l'échelle en utilisant des prises de vue utilisant la profondeur de champs
le travail sera décliné plus tard, à partir des photos de l'objet mis en situation, en affiche, folders ou (petit) films (penser abri bus, rues, etc.) pour une campagne de sensibilisation à l'énergie douce et l'habitation écologique.

sources bibliographiques, pistes et inspirations;

Igloos, wigwams, yourtes, maisons sur pilotis, cabanes dans les arbres, la grotte et les habitations troglodytes, l'habitat Japonais, Navajo, Africain, etc.

http://projetmaisondebois.over-blog.com/archive-12-2006.html

pop up autour du sujet "lapin-carotte-chasseur-forêt"


David E.

Deckers J.
pop up autour du sujet "lapin-carotte-chasseur-forêt"



travail autour de Sophie Calle

voici une (dernière?) salve de travaux autour de Sophie Calle pour un résultat plus qu'acceptable autour de l'assiette selon les jours de la semaine.
Je ne me souviens plus de tous les noms, veuillez m'excuser, c'est avec plaisir que je mettrai ces références si vous vous faites connaître...




Pavet Amandine











Grolet Valentine


Grolet Valentine


Grolet Valentine
première graphisme, cours de couleur donné conjointement par Van dendoorne Pascale, Van Caulaert Alain et bibi









lundi 11 février 2008

trois D.

petite machine autour l'animation, graphisme première, projet de fin d'année

mardi 5 février 2008

anamorphose

anamorphoses autour du cinéma, de l'actualité ou de la musique.
travail de fin d'année en 1ere graphisme(2005-2006)


On ne la présente plus...
king kong




pollution (la fleur du mal)