dimanche 26 octobre 2008

Livre: une photocopieuse, en mieux!

pour les graphistes et pour les illustrateurs, aussi, vu sur http://speculoosbook.blogspot.com/, un livre en sept minutes...

samedi 25 octobre 2008

Lephauste: petit bonheur.

"Ennemi pudique n° 1
J'ai fait partie de ces adolescents attardés, qui un jour, se trouvant par "hasard" dans le rayon lingerie des nouvelles galeries, rue Moyenne à Bourges, ont fini par faucher la sueur au front, "l'instinct de mort" de jacques Mesrines, dans le rayon brun. Je faisais partie de ce qui n'existait pas et pourtant je le savais, le destin me fouaillait aux burnes la jeunesse sanguinaire d'une révolte magnifique. Dans le plus insignifiant de mes spermatozoïdes végétait un Makhno, un Emiliano, un Ilitch, un tueur que les séries n'avaient pas encore laminé comme une feuille de papier à rouler les joints de syphon. Je puais et c'était ça qui me faisait sentir comme les chiens que la mélancolie traque quand il n'ont pas atteint leurs objectifs de morsures meurtrières. je mordais pourtant. Mes pauvres parents en tout premiers, eux que le système saignait déjà plus qu'à satiété et qui ne se rebellaient pour finir que contre leurs propres enfants. Les petits, c'est tendre. Je mordais jusqu'à ce que mort s'en suive et si d'aventure des rêves meurtriers vous hantent, ne vous y fiez pas, tuer n'est pas si simple, la peau résiste. Il faut un peu insister. Je ne savais pas alors que j'étais un petit bourgeois de merrrrrrrrrdre et que ce que je voulais c'était la mort de ma propre peau d'abrutis; cette peau trouée au cathéters, qui fait croire aux filles que le prince charmant si il ne chevauche pas un varan de Comodo n'est qu'un "petit prince de mes deux" (Renaud, je cite) : Alors d'un coup de clef à molette bien placé entre les deux yeux, Stéphane Boucherat fracasse la tête du petit prince de mes deux ... Faut pas faire chier stéphane Boucherat, quand il répare sa libidinette. Je ne savais pas alors que les syllabes finissent par faire des mots et que de ces mots naissent les pires maux qui soient. Les maux d'amour qu'on crache comme ses dents, tant qu'il en reste. Il en reste, autant que de Gardien. J'allais à Bourges en stop, c'était l'époque juste avant qu'à la porte de Clignancourt, Mesrines au bout de je ne sais trop quel chemin de légende cinématographique se fasse proprement dénervé par une armée de suceurs de bite en uniforme. C'était, pour ceux qui en rêvent, une époque bien dégueulasse, continuez à nous rêver, c'est toujours ça de pris sur la retraite. Pompidou avait passé, sa gauloise aux lèvres, avec madame dans la tubulure et Giscard nous cirait le mange-disque, fort heureux de nous savoir si révoltés. Un signe fort pour la démocratie, la révolte ! Je niquais fort, plus, bien évidement plus que je ne forniquais et ce bouquin me faisait l'effet que tuer était aussi simple, comme de s'observer dans le miroir où la buée de la toilette du matin vous fait disparaître dans la crasse supposée des enfants de Mai. Enfin libre de ne plus bêler au cul de ce fantoche de Bendit. Enfin libre de tout rater sans qu'on vienne vous emberlusconner pour un jingle mal placé. Faut dire, je ratais avec talent, enfin libre d'avoir à produire des résultats dont on voit à présent la quintessence. Je tuais donc. Tout ce qui aurait pu me faire passer pour quelque chose ayant trait à l'avenir, je tuais. Je tuais le temps, j'avoue c'est pauvre en matière d'holocauste mais tuer le temps n'est-il pas le meilleur moyen de nous débarrasser de l'envie de durer; la pire des envies quand elle ne s'appuie que sur la béquille consommante. ce qui est du plus pur ridicule puisque on ne tue bien que le ventre creux. Faut croire que les flics sont assez mal payés ou que les tueurs, les vrais, les ordures patentées, ont pris leur carte à l'UMP.
J'étais de ces enfants de la balle, de la balle perdue. Mais pudique, Ô combien pudique ! Nous étions si peu que nous n'étions personne. Ulysse en somme."
...
extrait de Lephauste sur http://humeurnoirte.hautetfort.com/ à lire plus que du coin de l'oeil.

Sharky!


merci à Ju
Air Art from flip on Vimeo.

vendredi 24 octobre 2008

Le complexe du kiwi ou du pigment, selon...

... Du coup j'ai regardé le hors série sur Gainsbourg, apprécié l'article-interview de Bayon... c'est fou ce que ce type (Bayon) a un ego sur-dimensionné... Il est bien!... Mais quand on imagine qu'il a approché le "Serge", lui 29 ans et l'autre 53 ans, je me dis quelle chance, mais aussi quel gâchis, car à présent il a l'âge du bonhomme et avec le cynisme du recul il brise (un peu trop) l'icône oubliant trop tôt que l'autre, au sien, était au sommet d'un long chemin, d'une longue errance parmi les sons , les mélodies et les mots.
Le regardeur et le regardé
Le voyeur de l'autre
et l'autre, regardé, vivant sa propre déchéance physique de l'intérieur, continuant d'avoir quelques fulgurances, secousses électriques entre les bulles d'alcool de ses paradis "arty-fils-ciel"...
Paroles chamaniques, mariages énigmatiques de maux et de mots, incapable de revenir parmi ces pauvres vivants de la réalité quotidienne... continuant d'être le passeur de ces pensées aphoriques et fragmentaires à même de les comprendre sur le moment et fuyant vers les suivantes...
cuivre d'idées,
conducteur de courant de pensées,
sourd aux bons usages du quotidien
courant éclectique de mélopées et de phrases sur la bande passante,
ondes FM bientôt sur le dancing-floor des soirées Parisiennes.
Lui laissera une trace,
l'autre sera (juste) bon à montrer où se trouve la route, le chemin, la trace.
Bayon écrit bien, il a la musique dans ses mots.
Mais il n'a pas l'air qui va avec...
Dommage!
Du reste, je continue de le lire
dans ses délires,
pareil à Gainsbarre à présent,
mais il a un côté "avion sans ailes",
oiseau ne pouvant voler,
ce que j'appellerais le "complexe du kiwi"...
l'oiseau, pas le fruit, vous l'aurez compris.
Éternel problème du critique et de l'esthète, incapable de création excepté dans cet espèce de reproche perpétuel de ces choses qu'il ne peut créer, faire ou assumer de l'intérieur.
Prêt à encenser ou à brûler...
L'encens brûle aussi, non!?

dimanche 19 octobre 2008

mercredi 15 octobre 2008

Petit bonheur du matin.



Untitled from mudlevel on Vimeo.

Grand merci à Julien pour cette découverte.

Première graphisme: les petits papiers.





En dehors du travail de fusain, celui-ci sera à terminer, en classe, lundi prochain.
J'insiste sur l'aspect "hyper-réaliste" du rendu, l'illusion doit être parfaite!
Bonne chance!

Les biscottes: première graphisme.


... Pour rappel ce travail est à présenter lundi prochain, dernier délai: pondération du tout.
(Les absents...).

Stéphane de Longrée








... Ce que vous avez raté, et c'est bien dommage!


dimanche 5 octobre 2008

Lookatmekid

Je vous livre l'adresse de ce nouveau site avec le texte de présentation tel que je l'ai reçu ce matin, certains d'entre vous connaissent bien sûr Marion et Ismaël,
bonne visite!
"Vite Vite ViteSi vous ne voulez pas que vos amis vous montrent du doigt et vous traitent de ringard. Si vous ne voulez pas que vos dents tombent instantanément. Si vous ne voulez pas avoir des mains en laines. Faites preuve de courage et d'audace et ALLEZ VOIR Là : http://lookatmekid.org"

samedi 4 octobre 2008

fusain




en ce début d'année on va reprendre le travail d'archivage de travaux en cours et autres, ici trois fusains de Nouchine Alioucha qui signe élégamment d'une croix... Quand on sait dessiner on doit encore apprendre à écrire!
(fin d'année 2007-2008)

mercredi 1 octobre 2008

"vietnam... ou la guerre des médias"

"Documentaire de Patrick Barbéris (France, 2008). 90 mn. Inédit.

On le savait déjà mais son dernier film l'atteste de belle manière, Patrick Barbéris est un documentariste solide qui dispose d'un indéniable savoir-faire dans l'utilisation des archives. Son dernier opus, Vietnam, la trahison des médias, ne révolutionne certes pas les connaissances sur le rôle des médias durant la guerre du Vietnam mais il en offre une vision claire et synthétique. Barbéris circonscrit son analyse à l'offensive du Têt, en janvier 1968, qui marque un véritable tournant de la guerre en transportant les combats des campagnes du nord vers les grandes villes du sud. Avec l'appui de nombreux témoignages de journalistes et de responsables militaires, il décrit avec acuité comment, en s'installant dans les villes, la guerre changea de paysages, de visages et donc d'image. L'impact visuel des combats urbains avec son lot de maisons dévastées, de soldats harcelés par des ennemis invisibles, de civils pris entre deux feux, fut énorme. Le conflit gagna en densité et en dramatique. Une « sale » guerre s'installait dans les salons US, et les Américains commencèrent à douter.

La grande habileté du documentaire est de s'appuyer presque entièrement sur des images que les téléspectateurs ont pu voir à l'époque. Quarante ans plus tard, on est toujours sidéré de constater que cette guerre a pu, en dépit de certaines censures, être couverte au plus près de la réalité. A des années-lumière de l'information contrôlée, aseptisée, désincarnée qui prévaut dans les conflits actuels. Mais voilà, les militaires comprirent très vite qu'au Vietnam ils avaient sous-estimé la capacité des médias à modeler l'image que l'opinion publique se faisait d'une guerre. Ils en tirèrent toutes les leçons. C'est ce que raconte la dernière partie de ce documentaire avec des témoignages aussi passionnants qu'instructifs.

Olivier Milot in télérama"
...ce soir sur arte de 21h. à 22h.30